SAIDA : Lancement du chantier de la première ZET

SAIDA : Lancement du chantier de la première ZET
Tahar Diab Publié dans Le Quotidien d'Oran le 30 - 03 - 2015


Considéré comme la deuxième ressource potentielle et durable, après l'agriculture, le secteur du Tourisme, soutenu par l'artisanat, semble pouvoir enfin entamer son envol économique et culturel. Saïda regorge d'atouts attractifs, principalement ses beaux paysages que lui offre l'arrière Atlas tellien. Les bienfaits naturels du thermalisme demeurent incontournables pour leurs diverses thérapies ayant fait leurs preuves. Avec ses trois stations thermales : Hammam Rabi et Hammam Sidi Aïssa au nord du chef-lieu, puis Ain Skhouna, aux confins du sud-est de la wilaya (à 90 km), Saïda retrouve sa place dans le circuit de tourisme thermal.
De même, des curiosités naturelles valent le détour du visiteur. En premier lieu, la découverte d'une seule et unique espèce d'arbuste en Afrique (haut de 4 à 5m), le Pyrus Gharbiana, dont la sauvegarde et le développement méritent toute l'attention des botaniques soucieux de préserver cette flore rarissime. En second lieu, c'est le bassin de cette grande source chaude où habite un tout petit poisson qui pourrait intriguer n'importe quel dermatologue. En effet, cet animal aquatique offre ses petits soins inoffensifs à tout baigneur soucieux de se débarrasser de quelques acnés insupportables pour la peau en période de puberté. Ainsi, le Garra Rufas (de 4 à 10 cm) est dénommé le «Poisson Docteur». En matière de capacités d'accueil, la résidence touristique de Hammam Rabi offre 76 lits répartis entre 12 studios, 10 bungalows et 3 suites. Avec un taux d'avancement de travaux avoisinant les 85 %, la résidence touristique steppique d'Ain Skhouna livrera 104 lits vers la fin de l'année en cours.
L'hôtellerie urbaine est rehaussée par El Forsane, doté de 144 lits, disposant d'une piscine et servant une « restauration étoilée pour les sans-tabou »… Au quartier de l'ancienne gare ferroviaire, El Mordjane offre ses 172 lits, tandis qu'au centre-ville, l'infrastructure Azzouz dispose de 79 lits, en plus d'un bain-douche extérieur et le vieil hôtel Oasis (ex Isly) compte 48 chambres.
Dans le cadre d'investissements privés, il est prévu deux hôtels de 90 et 92 lits, dont les implantations se situent respectivement à proximité du stade du 13 avril 1958 et de la nouvelle gare routière Mokdad.
La grande nouveauté pour ce secteur prometteur est le lancement de la réalisation, en 4 lots, de la première zone d'extension touristique.
Ainsi la Z.E.T du Vieux-Saïda, qui s'étend sur 35 ha que traverse une jolie rivière, a inscrit des équipements dont un parc attractif, un Centre commercial, des aires de camping, des espaces de détente et des aires de jeux, 2 parkings, un musée à ciel ouvert à l'indicatif de la direction de la Culture. La direction du Tourisme table sur la création de 180 emplois et autant de postes indirects. Située à la sortie sud de la ville, cette nouvelle ZET, à l'écosystème très fragile en cas de surcharge d'équipements, draine régulièrement des groupes de jeunes se mesurant modérément au footing surtout et d'autres activités sportives, sans compter les randonnées de familles qui ne manquent pas de faire à pied le détour, dans l'attente d'être sécurisées par un poste de police prévu à cet effet. Parmi les ZET classées, il faut citer celle du Bain du Printemps avec ses 62.8 ha, dont l'étude achevée prévoit, entre autres, 2 villages de vacances.
Tiffrit avec ses 100 ha, à 35 km à l'est, prévoit des kiosques, une cafétéria et des parkings aux abords pour contempler les cascades occasionnelles et pouvoir, peut-être, visiter les 7 grottes dont les services culturels n'ont pas encore prospecté les profondeurs. La ZET d'Ain Skhouna s'étend sur 113 ha, tandis que celle d'El Merdja, encore en cours d'études, nécessite l'extraction de 768.8 ha du régime forestier pour relancer la chasse et le tourisme rural. Devant le retard de son inscription, cette Z.E.T a déjà été amputée de ses meilleures parcelles de terre en bordure de la rivière au profit de concessionnaires qui, de la ville, gèrent à distance leurs plantations.
Enfin, l'étude tant attendue par les écologistes est celle du site touristique du djebel Sidi Ahmed Zeggaï. Plateau identique en tous points de vue à celui de Lalla Setti de Tlemcen, son altitude à plus de 1200 m lui offre un panorama exceptionnel, embrassant 6 communes alentour, sans compter le chef-lieu qui peut offrir au visiteur la localisation visuelle -par télescope- de son quartier dont le regard neuf ne peut qu'apporter une meilleure approche sentimentale, dépolluée du réel vécu intra-muros…
Pour conclure sur tous ces projets prometteurs, le directeur du Tourisme ne manquera pas de signaler que ce secteur a grandement besoin du support de l'artisanat pour lequel la Chambre a inscrit un vaste programme de formation pour tous les métiers spécifiques, dont certains sont en voie de disparition, sans oublier de mettre en relief le rôle du FNPAAT, ce fonds réservé à aider à la promotion des activités artisanales.

Le Président

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